Mission d’une délégation du MEDEF International à Luanda (11-13 octobre 2011)

Mission d’une délégation du MEDEF International à Luanda (11-13 octobre 2011) : un franc succcès.

Composée de 20 entreprises (grands groupes et PME) des secteurs industriel, bancaire et des services, cette mission a été un franc succès et a rempli tous ses objectifs. Conduite par M. Patrick Lucas, président du comité « Afrique » du MEDEF International et PDG de Gras-Savoye, la délégation française regroupait 20 entreprises (grands groupes et PME) des secteurs industriel, bancaire et des services.

Un programme très dense de trois jours a permis à la délégation de rencontrer sept ministères : affaires étrangères, économie, plan, mines-industrie, pétrole, énergie et eau, transports.

Les représentants de la Banque centrale, de la CCI d’Angola, de l’Association des industriels (AIA) et de l’Agence nationale des investissements privés (ANIP) ont réalisé des présentations sur l’économie de l’Angola et ses perspectives.

Des réunions avec les opérateurs économiques (Sonangol - pétrole, ENE - génération électrique, EDEL - distribution d’électricité, EPAL - distribution d’eau à Luanda, Angola Telecom - télécommunications) et les bailleurs multilatéraux (Banque mondiale, FMI, BAD) ont, par ailleurs, été organisées.

Des audiences ont été accordées par les ministres des relations extérieures, de l’économie et du pétrole, ainsi que par les secrétaires d’Etat à l’industrie et à l’eau. Les missionnaires ont, en outre, été reçus par les hauts responsables des ministères du plan et des transports.

Les représentants des entreprises ont également pu entendre les membres de la section Angola des Conseillers du commerce extérieur, et obtenir des rendez-vous individuels dans le cadre de la charte de partenariat signée entre UbiFrance et le MEDEF.

Le groupe Total, qui est en passe de devenir le premier producteur pétrolier en Angola, a, pour sa part, réalisé une présentation de ses activités. La visite de la base logistique pétrolière Sonils, appartenant à la compagnie nationale pétrolière Sonangol, a été l’occasion de montrer l’excellence des technologies développées à ce jour dans l’offshore profond en Angola, en grande partie grâce à la présence d’entreprises françaises, ainsi que le niveau « d’angolanisation » déjà atteint dans le secteur pétrolier.

La délégation d’entreprises du MEDEF qui vient de se dérouler a été considérée comme une réussite, tant par les participants que par les médias angolais qui ont assuré la couverture de l’évènement. Le chef de la délégation du Patronat français a estimé que les entretiens avaient été très prometteur. M. Lucas a déclaré à la presse « que l’on n’avait pas vu depuis très longtemps une telle délégation d’entreprises françaises en Angola ni un tel accueil ».

Le ministre des Affaires étrangères, M. Georges Chikoti, a déclaré que la présence économique française en Angola ne reflétait pas la place qu’elle mériterait d’occuper, car plusieurs de nos grandes entreprises étaient encore absentes de ce marché. M. Chikoti a également constaté que la France ne participait plus, avec un pavillon officiel, à la Foire internationale de Luanda - FILDA, où les grands partenaires économiques de l’Angola sont tous présents. Il espérait qu’elle serait à nouveau présente à l’avenir.

Les autres ministères ont présenté leurs principaux projets, auxquels nos entreprises ont été invitées à participer plus largement, dans des secteurs essentiels comme l’eau et l’assainissement, l’électricité, les mines, l’agriculture et l’agro-alimentaire, la pêche, l’industrie, les services ou la finance.

Les membres de la délégation du MEDEF ont ainsi perçu chez les Angolais une nette volonté de trouver de nouveaux partenaires. L’Angola recherche des entreprises susceptibles d’investir dans les secteurs productifs à forte valeur ajoutée, d’apporter des financements, de l’assistance technique et de la formation professionnelle.

Dans ce contexte, forte de son expérience et de son savoir-faire, la France est appelée à travailler de manière encore plus étroite et dans la durée dans les secteurs qu’elle domine, notamment l’eau, l’énergie, le BTP, les infrastructures de santé, la production alimentaire, même si le renforcement de la coopération économique et l’implantation durable de la présence française devront passer par une amélioration du cadre des affaires.

Dernière modification : 27/10/2011

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