Conférence sur la région des grands lacs

Dans cette rubrique :

DEUXIEME REUNION DU COMITE PREPARATOIRE DE LA CONFERENCE SUR LA REGION DES GRANDS LACS DECLARATION DE LA PRESIDENCE AU NOM DE L’UNION EUROPEENNE

(Bruxelles, 19 octobre 2004)

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DEUXIEME REUNION DU COMITE PREPARATOIRE DE LA CONFERENCE SUR LA REGION DES GRANDS LACS DECLARATION DE LA PRESIDENCE AU NOM DE L’UNION EUROPEENNE

(Bruxelles, 19 octobre 2004)

1. L’Union européenne tient à vous féliciter pour les résultats de la première réunion préparatoire de la conférence et des réunions thématiques. Ces réunions ont confirmé que nous sommes engagés dans un processus qui peut contribuer à la paix, à la stabilité, à la sécurité et au développement dans la région des Grands Lacs.

2. Cette deuxième réunion du comité préparatoire est un événement qui fera date : l’idée à la base de cette conférence était d’analyser la dimension régionale des conflits récents en République démocratique du Congo, et c’est aussi la première réunion où seront représentés les nouveaux membres à part entière.

3. L’Union européenne se réjouit de voir les nouveaux membres à part entière que sont l’Angola, la République du Congo, la République centrafricaine et le Soudan participer activement à la conférence.

4. L’Union européenne souhaite rendre hommage au gouvernement de la République démocratique du Congo qui accueille cette réunion. La participation active de la République démocratique du Congo à la conférence est un signe d’engagement en faveur de la paix et de la stabilité en République démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région.

5. L’Union européenne espère que des discussions fructueuses auront lieu lors de la deuxième réunion préparatoire, cette semaine à Kinshasa. La présence de l’Union européenne témoigne une nouvelle fois de sa volonté d’être partie prenante aux travaux préparatoires à la conférence.

6. L’Union européenne rappelle que cette conférence intervient selon elle à un moment crucial dans l’histoire de la région et qu’elle constitue un forum où l’on pourra discuter des perspectives et arrêter des actions susceptibles d’ouvrir la voie à un avenir de paix et de prospérité pour la région.

7. Pour fonder cette entreprise, il faut mener un véritable dialogue et se mettre d’accord sur des mesures concrètes propres à instaurer la confiance, qui puissent être soutenues et renforcées par des partenaires locaux et internationaux tels que l’Union européenne. L’instauration de la confiance est un processus qui commence auprès de la population. Des acteurs de changement peuvent jouer à cet égard un rôle fondamental, comme l’a prouvé Wangari Maathai, lauréate kenyane du prix Nobel de la paix 2004.

8. La conférence, qui contribue à ce processus de paix et de réconciliation à long terme, ne doit pas se substituer aux transitions nationales ni les retarder. D’aucuns peuvent être sceptiques quant à ses éventuels résultats, mais il n’existe pas d’autre enceinte qui permette à tous les acteurs régionaux d’unir leurs efforts, de s’écouter mutuellement et d’œuvrer à l’avènement d’une solution qui respecte la position de l’autre partie. On ne peut sous-estimer l’importance politique de ce forum dans cette région déchirée par la guerre.

9. La conférence mérite donc un engagement total et sans équivoque de la part de ses participants, ainsi que des gouvernements et des populations qu’ils représentent.

Le Groupe des amis, dont fait partie l’Union européenne, et la communauté internationale dans son ensemble apporteront un soutien financier, technique et diplomatique afin de contribuer à la réussite de cette conférence

10. Dans la perspective imminente du sommet des chefs d’Etats qui se tiendra les 19 et 20 novembre à Dar es Salam, l’Union européenne tient à souligner que les résultats de cette deuxième réunion préparatoire seront particulièrement importants. L’Union européenne attend avec intérêt l’examen, par les chefs d’Etat réunis à Dar es Salam, du premier avant-projet de déclaration de principes, de politiques, d’orientations et de directives.

11. L’Union européenne invite instamment tous les participants à s’engager dans un dialogue constructif et sans a priori. Elle réaffirme que la conférence devrait autant que possible se focaliser sur la principale source de préoccupation, la paix et la sécurité. Dans ce cadre, l’Union européenne se féliciterait assurément que l’Union africaine joue un rôle central. à défaut de paix et de sécurité, les efforts déployés dans d’autres domaines, tels que le développement économique et l’intégration régionale, resteront vains. Les participants devraient s’appuyer sur les accords, les mécanismes et les organisations existants tels que le COMESA, la SADC, la CAE et la CEPGL. Dans le domaine de la sécurité, le mécanisme conjoint de vérification et l’accord tripartite entre l’Ouganda, le Rwanda et la République démocratique du Congo devraient servir de fondements pour les mécanismes définitifs de sécurité que devra adopter cette conférence.

12. Il s’agit véritablement d’une étape historique pour la région des Grands Lacs, qui vous donne à tous une occasion unique de dessiner des perspectives de paix, de sécurité et de développement pour des millions de personnes qui n’ont presque rien connu d’autre que l’oppression, la violence et la pauvreté. L’Union européenne est à vos côtés. Ne laissons pas passer cette occasion.

La Bulgarie, la Roumanie, la Turquie et la Croatie*, pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et la Serbie-et-Monténégro, pays du processus de stabilisation et d’association et candidats potentiels, ainsi que la Norvège, pays de l’AELE membre de l’Espace économique européen, se rallient à cette déclaration./.

* La Croatie continue à participer au processus de stabilisation et d’association

Dernière modification : 06/09/2008

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