Attractivité de la France en 2013

La France reste toujours attractive mais elle doit améliorer son environnement des affaires c’est ce qui ressort du dernier baromètre 2014 Ernst and Young (EY) qui recense chaque année le nombre de projets d’investissement dans les pays européens. En 2013, la France se situe, pour la troisième année consécutive, à la 3ème place avec 514 implantations nouvelles et extensions, toujours devancée par le Royaume-Uni (799) et l’Allemagne (701).

Elle enregistre une progression sensible de ses résultats par rapport à l’an passé (43 investissements et 3 500 emplois supplémentaires), qui lui permet de retrouver son niveau de 2010, mais elle est toujours distancée par le duo de tête, qui a davantage profité de la reprise mondiale en 2013 et dont les annonces d’implantations ont, dans le même temps, progressé respectivement de 15% et 12%, contre 9% pour notre pays.

La France renforce toutefois sa position sur le front des emplois générés par ces IDE (14 122 emplois - 10 542 en 2012), s’octroyant le 2ème rang européen derrière le RU.

Paradoxalement, elle n’émarge qu’à la 8ème place des pays européens pour la création d’emplois associée aux implantations industrielles alors même qu’elle demeure la première destination européenne dans ce secteur, avec 166 projets (contre 127 en 2012).
En revanche, la 3ème place pour les implantations de centres de R&D et la 5ème en termes de centres de décisions (18 sièges sociaux seulement), restent quelque peu décevantes.

Plus encourageant : 34% des investisseurs interrogés par EY estiment que l’attractivité de la France va s’améliorer dans les 5 prochaines années, alors qu’ils étaient 27% en 2012. Si ce chiffre reste inférieur aux niveaux britannique (54%) et allemand (49%), l’écart avec les deux autres pays tend à diminuer puisqu’ils cristallisaient en 2012 respectivement 65% et 56% des avis positifs.

Un quart des projets d’implantation internationale en France est le fait des entreprises américaines mais ce poids à tendance à s’effriter en faveur de nos voisins britanniques, allemands, irlandais, belges et suisses. En contrepartie, la France regagne en attractivité auprès des autres grandes économies européennes mais elle éprouve toujours des difficultés à attirer les IDE en provenance des BRIC, qui se focalisent davantage sur le RU et l’Allemagne.

S’agissant des secteurs, les investisseurs étrangers plébiscitent l’excellence française dans le secteur de l’énergie et des services associés (1er rang européen avec 18% de citations). Le numérique, les transports et les éco-activités restent également très recherchés.

Toutefois, les atouts cités par les investisseurs : capacité d’innovation, spécificités sectorielles fortes (aéronautique, biotechnologies, luxe), entrepreneuriat et esprit d’entreprise, pourraient être neutralisés par une fiscalité jugée lourde, des coûts de production élevés conjugués à une relative faiblesse de la croissance attendue dans l’Hexagone. Ils réclament des mesures destinées à alléger la fiscalité des entreprises, améliorer le coût du travail et assouplir l’environnement juridique.

Le Service économique – Juin 2014

Dernière modification : 08/10/2014

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